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Papillomavirus Humain (HPV)

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Les Papillomavirus Humain (HPV), une famille de virus responsable de cancers ?

Il existe environ deux cents Papillomavirus différents et on estime qu’ils sont responsables annuellement de plus de 600.000 nouveaux cancers à travers le monde.

Les infections virales à HPV sont les plus fréquentes des maladies sexuellement transmissibles.

Comment un virus peut-il provoquer un cancer ?

Ces virus trouvent un abri dans les cellules de la peau et des muqueuses infectées. Lorsqu’il se protège dans une de ces cellules, le virus HPV intègre son ADN dans le code génétique de la cellule.

Le code génétique d’une cellule peut être considéré comme son mode d’emploi et si celui-ci est bien écrit, la cellule aura un comportement normal. Si par contre l’écriture de ce mode d’emploi est perturbée par l’ajout d’un morceau de texte (ADN du virus), cela peut aboutir à une lecture erronée poussant la cellule à se transformer en un organisme cancéreux.

Certains types de virus HPV (HPV16 et 18) sont d’avantage impliqués dans cette cancérogénèse, ils sont heureusement couverts par le vaccin.

Le cancer du col utérin, mais pas uniquement ! : Quels sont les cancers provoqués par ces virus ?

Les cancers liés à HPV sont logiquement issus des zones de contact et d’échange avec une zone infectée. Si le cancer du col utérin est majoritairement provoqué par cette infection (90 % des cas) et est le plus fréquent, ces virus peuvent être responsables de cancers vulvaires, vaginaux mais aussi de l’anus, du pénis, de la cavité buccale et de l’oropharynx. Il est utile de signifier que ces cancers peuvent donc également survenir chez l’homme.

Dépister c’est bien, vacciner c’est mieux !

De nombreuses études ont clairement démontrés que la vaccination assure une forte protection sécurisée contre les variants cancérogènes du virus HPV.

Une étude récente publiée dans un journal médical réputé démontre que, sans vaccination, le nombre de femme atteinte d’un cancer du col serait d’environ 44 millions dans le monde d’ici les 50 prochaines années. (Lancet Oncol. 2019 Mar ; 20(3) :394-407)

Comment fonctionne le vaccin ?

La vaccination contre les Virus HPV consiste à injecter une protéine que l’on retrouve sur la paroi de ces virus. Notre système immunitaire apprend à reconnaitre cette protéine et réagira lorsqu’il la rencontrera plus tard afin d’éliminer le virus porteur de cette protéine. Il ne s’agit donc pas d’injecter un microbe affaibli comme cela se faisait dans le passé, ni même du matériel génétique comme pour la vaccination contre le COVID-19.

Le vaccin est-il efficace et sur ?

La protection après vaccination est estimée proche des 100%. L’étude citée plus haut démontre également que la campagne de vaccination ciblant les adolescents de 12-13 ans menée sur l’année 2020 va permettre d’éviter un cancer du col à environ 13 millions de femmes pour les 50 prochaines années.

Ce vaccin peut être responsable d’effets secondaires mineurs tel qu’une rougeur ou de la douleur sur le site d’injection et/ou de la fièvre dans les 48h après vaccination.

Quand faut-il vacciner ?

Ce vaccin peut être administré à tout âge. Cependant, il est idéalement recommandé de le faire vers l’âge de 12-13 ans.

Sachant que la transmission du virus est fortement liée à l’activité sexuelle, il semble peu utile de le réaliser avant 12 ans.

Bien que le faire avant l’âge de maturité sexuelle (vers 12-13 ans) soit le plus raisonnable, il peut être proposé plus tard.

Qui peut vacciner ?

Médecin traitant et pédiatre peuvent tous les 2 assurer cette vaccination. Cette vaccination est remboursée à 100%.

Elle peut également être réalisée entièrement GRATUITEMENT par le personnel du service PSE (Promotion de la Santé à l’Ecole) attaché à l’école de l’élève, soit lors des bilans de santé, soit à l’école, soit sur simple rendez-vous.

Les garçons aussi !

Les garçons infectés par certains HPV peuvent également développer des cancers de la cavité buccale, de l’oropharynx, de la région anale ou de pénis. Aussi, les vacciner est donc une forme de protection pour eux-mêmes et leur(s) future(s) partenaire(s), par ailleurs, cela limitera également la propagation du virus.

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